Berceau du modèle impérial humain. Puissance en déclin. Mémoire vivante d’un âge d’or révolu.
L’Empire Aranéen s’étend à l’ouest, sur le continent du même nom. Entre terres agricoles, cités marchandes et réseaux portuaires, il est le berceau du modèle impérial humain, sa force n’a jamais reposé sur ses armées seules — mais sur l’ancienneté de ses institutions, ses lois et ses routes qui ont structuré des régions entières bien au-delà de ses frontières.
Longtemps centre du monde connu, il est aujourd’hui en large déclin. Sa capitale Syvir, fondée il y a près de quatre siècles, incarne encore la mémoire impériale — mais ailleurs, les tensions couvent, les équilibres vacillent, et l’Empire s’efforce avant tout de préserver ce qui existe déjà, quitte à en payer le prix.
Ce qui subsiste de l’Empire n’est plus une puissance conquérante. C’est une constellation de seigneuries qui reconnaissent formellement une autorité commune sans vraiment s’y soumettre — maintenue en équilibre précaire par l’habitude, les intérêts croisés, et la peur sourde de ce qui arriverait si tout s’effondrait vraiment.
Les dirigeants de l’empire
Depuis la disparition du dernier empereur, l’Empire aranéen n’est plus dirigé par un souverain unique. Le conseil de l’Impérium gouverne en régent, officiellement dans l’attente d’un héritier légitime. En réalité, il maintient tant bien que mal un équilibre entre des forces qu’il ne contrôle plus totalement. Les provinces agissent avec une autonomie croissante, les gouverneurs négocient plus qu’ils n’obéissent. Le pouvoir se maintient, mais il repose désormais moins sur l’autorité que sur l’habitude, moins sur la force que sur l’équilibre des influences. L’âge d’or de l’Empire aranéen est révolu. Ce qui subsiste n’est plus un empire conquérant, mais une structure ancienne qui persiste, fragile et constamment menacée de s’effondrer.
Valistar Zvoltic
Un Khatab de quarante-huit ans issu de la famille Zvoltic, une famille noble installée aux Illiers. Il n’était pas né lors de la révolte en 312 (AR), mais il a grandi dans ses séquelles – une ville humiliée, surveillée et appauvrie après la répression de l’empereur Hermarion. Cette enfance dans une cité marquée par le prix de la rébellion a forgé chez lui une prudence politique viscérale : Valistar sait exactement ce que coûte une opposition au pouvoir. Habile aussi bien avec les mots qu’avec une lame, il a progressivement gagné la confiance de la cour impériale, avant d’être nommé lors des purges d’Ulrich pour remplacer un conseiller disparu dans des circonstances troublantes. Des rumeurs de corruption l’ont accompagné tout au long de sa carrière, sans qu’aucune n’ait jamais été prouvée.
Politiquement, Valistar se range le plus souvent du côté du plus offrant, quelles que soient ses convictions personnelles. Cette souplesse calculée lui permet de survivre dans un Conseil fracturé.
Les autres conseillers ne le prennent pas toujours au sérieux : moins fin que Cynthia, moins déterminé que Ghanar, utile surtout comme voix d’appoint durant les votes. Son engagement dans la commission chargée de retrouver Jérion est la seule chose chez lui que personne n’arrive à expliquer par l’intérêt — peut-être parce qu’il a connu Leifur personnellement.
Son demi-frère, Atraxiis, est lui aussi originaire des Illiers et réputé proche des Éveillistes (une faction religieuse vulpiste). Ce lien de parenté constitue un point de friction régulier avec les autres membres du Conseil.
Edran Solvaine
Nommé par l’impératrice Alma, Edran est issu de la maison Solvaine, une vieille famille noble installée à Abbertville dans la région de Valcollines, proche des territoires Shang-taur du nord. Juriste de formation, nommé pour sa rigueur et sa connaissance des institutions, il a survécu aux purges d’Ulrich en se rendant indispensable, sans jamais constituer une menace. Cette capacité à traverser les tempêtes est peut-être sa principale qualité politique et sa principale limite. À cinquante-sept ans, il est le membre le plus ancien du Conseil et certains des autres conseillers commencent à le percevoir comme un homme du passé, trop attaché à des équilibres institutionnels que la réalité de l’Empire a depuis longtemps dépassés.
Partisan d’une gouvernance pacifiste, il préside le Conseil en l’absence de l’empereur et dirige la commission chargée de retrouver Jérion, le dernier Dénéthien encore en vie. Son ancienneté lui confère une légitimité que les autres membres respectent formellement, sans pour autant la suivre. Face aux factions militaristes, il défend la stabilité et la continuité des institutions. Face aux Agonistes, il maintient une neutralité prudente qui satisfait de moins en moins les uns et les autres. Homme de compromis dans un Conseil qui n’en trouve plus, il incarne une autorité passée qui est chaque jour remise en cause.
Cynthia
Cynthia est la dernière arrivée au Conseil et, de loin, la plus difficile à cerner. Ancienne adjointe d’Aldérand Tamnar, le conseiller disparu, elle fut désignée pour lui succéder dans des circonstances que le Conseil n’a jamais véritablement examinées. Les Agonistes ont présenté sa nomination comme une continuité naturelle. Personne n’a eu les moyens – ni peut-être le courage – de contester sa nomination. Son ascension a créé une tension immédiate au sein du Conseil : Zek l’a publiquement qualifiée de pion du culte, tandis qu’Edran a exigé des garanties qui ne lui sont jamais parvenues.
Le passé de Cynthia est lacunaire. Enfant adoptive de la famille Félias (une famille noble dont tous les membres ont disparu en une nuit), recueillie par les Agonistes, espionne discrète au service du culte pendant des années… Ce que l’on sait d’elle suffit à inquiéter, mais jamais assez pour agir. Au Conseil, elle vote avec une logique que les autres membres peinent à déchiffrer : tantôt avec les militaristes pour affaiblir Edran, tantôt avec les pacifistes pour freiner Zek. Son seul objectif visible semble être de renforcer l’influence des Agonistes dans les affaires de l’Empire. À 35 ans dans un Conseil de membres cinquantenaires, sa jeunesse alimente la méfiance autant que ses méthodes.
Zek
Orphelin d’origine modeste, Zek s’est construit seul par la compétence militaire et une ambition froide. Gravissant les échelons jusqu’à être nommé amiral en chef par Leifur pour sécuriser les routes maritimes du sud, il obtint au passage un siège au Conseil. À quarante-cinq ans, il est le membre le plus radical, et son absence de lignage noble – régulièrement brandie contre lui par ses détracteurs – n’a jamais réussi à l’ébranler.
Façonné par l’armée et la nécessité d’une chaîne de commandement rigoureuse, Zek a développé un attachement à l’autorité centralisée particulièrement inhabituel chez les Baghs. Certains des siens en viennent à le considérer comme un individu ayant renié les usages de son peuple.
Sa ligne politique est simple et sans nuance : l’Empire a besoin d’un pouvoir fort et centralisé. Il méprise ouvertement la gouvernance collégiale du Conseil, qu’il considère comme une chambre d’hésitants incapables de prendre la moindre décision. Hostile à toute influence religieuse, il voit en l’existence des Agonistes une menace et dans la présence de Cynthia un cheval de Troie au cœur du pouvoir. Il a publiquement refusé de participer à la commission de recherche de Jérion, jugeant l’ancien empereur trop faible pour mériter d’être retrouvé – une position qui illustre son style tranchant, lequel lui vaut un soutien réel des populations humaines, notamment dans les milieux militaires.
Ghanar
Élevé depuis l’enfance par la famille Dominans Domum, Ghanar lui doit tout : son éducation, ses appuis, sa carrière militaire et son siège au Conseil, où il fut placé lors des purges d’Ulrich afin de remplacer un prédécesseur jugé trop indépendant. Il sut alors se montrer suffisamment docile pour survivre et suffisamment compétent pour demeurer utile. Cette double capacité – plier sans rompre, avancer sans se dévoiler – reste aujourd’hui sa marque de fabrique. Plus qu’envers une institution, Ghanar est fidèle à ceux qui l’ont élevé.
Cette loyauté personnelle, profondément compatible avec la conception Baghs de l’engagement, le conduit à placer sa dette envers les Dominans Domum au-dessus de toute autre considération. La maison étant historiquement hostile à l’Empire istien, elle oriente largement ses positions politiques, ce que les autres conseillers n’ignorent pas. Certains Baghs voient toutefois dans cette dépendance une forme de servitude volontaire, indigne d’un peuple attaché à son autonomie.
Militariste convaincu, Ghanar pousse à une extension rapide des frontières et à la reconquête des Nations Libres. Ses positions convergent ponctuellement avec celles de Zek, mais les deux Baghs se méfient l’un de l’autre : Ghanar juge Zek trop imprévisible, tandis que Zek méprise le clientélisme de Ghanar. À cinquante deux ans, il ne cache plus son ambition de peser davantage sur les décisions militaires de l’Empire. Il ne croit pas au retour de Jérion et s’oppose discrètement à la commission chargée de le retrouver, convaincu – fort opportunément – que l’Empire istien est responsable de sa disparition.
Les Agonistes, religion d’état
Au début du monde, Umia et Vimau n’étaient qu’un. Mais leur perfection commune ne pouvait durer. Pour exister, ils durent se séparer. De leur division naquirent les lunes, Syra et Simel, éternelles rivales, condamnant l’univers à l’Agonie. » Cantique des Deux Visages
Les Agonistes représentent la religion dominante de l’Empire aranéen et la plus ancienne foi organisée en Arane. Fondée par les Ektoréens et intégrée aux structures impériales dès les premières décennies de la lignée légitime, cette foi a accompagné chaque grand moment de l’histoire aranéenne – tantôt soutien du pouvoir, tantôt contre-pouvoir, mais toujours présence incontournable. Libérés de la tutelle impériale, les Agonistes exercent aujourd’hui une influence qui dépasse largement le domaine du sacré. On les retrouve dans les tribunaux, les écoles, les conseils seigneuriaux et jusque dans les états-majors. Leur représentante au conseil de l’Impérium, la conseillère Cynthia, en est le signe le plus visible.
Le dieu des Agonistes est unique en son essence mais perceptible à travers deux visages. Deux aspects d’une même réalité, inséparables et complémentaires à la fois.
Cette tension entre les deux faces constitue ce que l’on appelle l’Agonie : un état permanent de vacillement entre ordre et rupture, lumière et ombre, dans lequel toute créature vivante est condamnée à exister. L’Agonie n’est pas une malédiction ni une promesse de délivrance : elle est simplement la condition de l’existence. Les prêtres du culte enseignent à la lire dans les cieux eux-mêmes ; les deux lunes d’Asmon, Syra et Simel, éternelles rivales, en sont la manifestation visible et permanente. En pratique, cette doctrine sert aussi de cadre de contrôle social. Le culte instrumentalise la tension Umia/Vimau pour imposer à ses fidèles un mode de vie strict, une hiérarchie morale claire et une dépendance aux interprétations du clergé – seul habilité à lire les signes de l’Agonie et à guider les âmes.
Vimau
Incarne l’élan vers la lumière, la cohérence et l’alignement. S’orienter vers Vimau ne libère pas de l’Agonie, mais incline le cœur vers l’ordre et la clarté. Vimau représente la volonté de structurer, de relier, de donner sens au vacillement du monde. Ce qu’il inspire est tenu pour juste, non parce qu’il supprime la souffrance, mais parce qu’il tend vers une cohérence unifiée et sans débat au sein du déséquilibre permanent.
Umia
Incarne la peur, la souffrance, mais aussi la lucidité et l’endurance. Umia est la force qui révèle les failles, brise les illusions et confronte chacun à la fragilité de toute chose. Être conduit par Umia ne signifie pas sombrer dans le mal, mais affronter la part sombre et nécessaire de l’existence. Elle rappelle que nul ordre n’est définitif et que toute lumière projette son ombre.
Le calendrier Aranéen
Abrégé “AR”, son année de commencement se base sur la date de la fondation de la ville de Syvir par Ektor Ier. Il est basé sur le type “Calendrier Syvien”, soit :
Une année de 240 jours :
10 mois de 24 jours : Flora / Vira / Eros / Tharun / Rylos / Naris / Fayla / Kallor / Aleron / Xelus
Une semaine de 6 jours : Syral / Mairo / Meris / Juno / Virel / Simar
4 saisons de 2,5 mois chacune : Renouveau (Printemps) / Rayonnement (Été) / Rumeur (Automne)/ Réflexion (Hiver)
Les calendriers de type Syvien ont comme base référentielle les différentes phases de la première des deux Lunes d’Asmon : la lune Syra. Elle est visible le plus clairement depuis les continents Istiens et Aranéen. Elle possède un cycle de 24 jours. Sa couleur est blanche, tirant au blanc éclatant la nuit ou sous certaines conditions climatiques.
Exemple de date : Juno 18 Vira 310 (AR).
Le système monétaire aranéen
La monnaie officielle de l’Empire aranéen est le Séladir Impérial. Ce nom est issu de deux éléments de langage : Séla, forme de composition de Syra désignant « la lune » (régulatrice du calendrier) et Dir, ancien mot noble pour l’« autorité souveraine ». Séladir signifie donc « l’autorité de la lune ». Frappées dans les ateliers de Syvir et de Centralis selon des standards définis, la monnaie impériale est en théorie reconnue et acceptée dans toute l’Arane. Le conseil de l’Impérium supervise les frappes et applique des lois sévères contre la contrefaçon.
Le Téron Pièce de base, en cuivre, ronde, petite, trouée en son centre. C’est la monnaie du peuple, utilisée pour les achats quotidiens : pain, repas, outils, nuits à l’auberge….
L’Argal Pièce d’argent hexagonale, légèrement bombée et plus rare, servant aux transactions importantes : équipements, bêtes de somme, loyers, services professionnels…
Le Séladir Pièce d’or, ronde, large et fine. Rare et précieuse, elle est utilisée pour les transactions majeures : terres, dettes importantes ou contrats officiels. On ne la voit guère que dans les mains des nobles, des bourgeois… ou des traîtres.
Chronologie de l’empire
Fondation de la ville de Syvir
Ektor Aldegarde fonde la capitale de son nouvel empire dynastique sur les berges de la Bécombe, un fleuve alimentant tout le centre du continent. Il nomme la ville du nom de sa première épouse et proclame également l’établissement de sa dynastie et de son pouvoir absolu sur la partie Ouest du continent.
Fondation de la ville de Zigil
La dynastie des Ektoréen établit sa domination sur l’entièreté du continent Aranéen. Pour couronner la fin de son expansion sur les terres de l’est, la ville de Zigil est fondée, son nom lui vient du premier enfant d’Ektor et Syvir.
Fin de la lignée Ektoréenne
Le dernier empereur de la lignée, Aldric le décadent, meurt des suites d’un accident de chasse. Il ne laisse aucun héritier, ce qui crée de grands émois au sein du conseil de l’impérium. Les années suivantes voient les grandes familles de l’empire se déchirer pour déterminer son successeur.
La prise de pouvoir des Dénéthiens
Un noble Aranéen, Alarion Deneth, orchestre dans l’ombre une rébellion contre le conseil de l’impérium. En 199 (AR) il réussit à convaincre un noble de l’est, Aegyd Aserube, de soulever les cités de la région du Cadrélan contre l’empire. À court de solution face à la force de la rébellion, Alarion est nommé régent pour rétablir la situation. À peine investi, il écarte ses opposants et prend le contrôle totale de l’Empire.
La Geste d'Aegyd
Avec la prise de pouvoir des Dénéthiens, une guerre civile s’installe entre les rebelles de l’est dirigés par Aegyd et le pouvoir centrale Aranéen dirigé par Alarion. Au terme de 9 années de lutte violente, Alarion meurt lors d’un affrontement navale. La paix est alors proclamée et l’empire Istien est fondée en séparation de l’empire Aranéen. Il prend pour capitale la ville de Zigil.
La restauration
Demi-frère d’Alarion, Lothaire Ier hérite d’un empire affaibli et amputé. Il entérine les pertes territoriales orientales — décision perçue comme une soumission par la noblesse — et s’appuie sur les Agonistes pour légitimer ce recul douloureux. Son règne est marqué par des purges et une tentative de restauration de l’autorité impériale, sans jamais y parvenir.
Règne de Rangval
Rangval, fils de Lothaire Ier, parvient à stabiliser temporairement l’Empire. Il réorganise l’administration, contient certaines grandes maisons et limite l’influence Agoniste sans les affronter directement. Les échanges reprennent, les frontières se figent. Mais cet équilibre repose sur des compromis et non sur une autorité retrouvée.
La première chute
Lothaire II hérite d’un empire qu’il ne parvient pas à tenir. Instable et facilement manipulable, son règne est marqué par des luttes intestines croissantes, des rébellions naissantes dans le sud et l’émancipation économique de plusieurs villes. Il meurt en 275 (AR), les rumeurs d’empoisonnement sur ordre de son frère Armand sont tenaces. Sa fille, Rosemia, est refusée comme héritière par la noblesse qui lui préfère son oncle : Armand Deneth.
Armand, l'empereur militaire
Se donnant pour mission de restaurer la grandeur impériale par la guerre, les campagnes d’Armand épuisent les ressources et accentuent les fractures internes pour assez peu de victoires. La contrebande se développe dans les ports du sud et de nouvelles influences religieuses venues des routes maritimes commencent à s’implanter durablement dans les villes côtières.
Le relâchement
Fils d’Armand, Hermarion tente d’apaiser les tensions après le règne brutal de son père. Mais son relâchement accélère la désagrégation. La révolte des Illiers en 312 illustre cette perte de contrôle : la ville est reprise, mais durablement affaiblie. Partout, les gouverneurs agissent avec une autonomie croissante.
Alma l'indomptable
Fille aînée d’Hermarion, Alma est la première et unique femme à gouverner l’Empire Aranéen. Elle s’impose par une intelligence politique aiguë, négociant une alliance stratégique avec les Agonistes et contrôlant la noblesse par la manipulation et la force. Sa vie personnelle fait scandale — un ménage non officiel avec deux compagnons dont elle a trois fils. Malgré son habileté, elle ne parvient pas à redresser les finances ni à apaiser durablement les divisions internes.
Ulrich le réformateur
Fils d’Alma, Ulrich monte sur un trône fragilisé. Réformateur convaincu, il tente de recentraliser l’empire mais se heurte à une noblesse et un clergé qui lui refusent leur soutien.
Les cendres du sud
Devant l’incapacité du pouvoir à redresser leur économie, les villes de Port-Arane et d’Ormeval refusent l’autorité de l’État et brûlent des navires impériaux. Ces évènements marquent un tournant, l’armée est envoyée réprimer les révoltes dans le sang. De grandes purges ont lieu pour ramener l’ordre.
La mort d'Ursula
Ursula la fille de l’empereur, meurt de la fièvre des sables. C’est une véritable tragédie pour le couple impérial. Brisé par cet évènement, et par le contexte de son règne, l’empereur sombre dans la folie.
Le règne de la folie
Ulrich sombre dans la paranoïa, multipliant purges et exécutions arbitraires jusqu’à ses plus loyaux conseillers. Les provinces cessent d’attendre des ordres, les décisions locales se prennent sans validation impériale. En 358 (AR), le Conseil de l’Impérium réussit à le déposer et le fait enfermer. Il perd alors sa couronne au profit de son fils Leifur.
L'héritier d'Ulrich le fou
Leifur choisit la voie de l’apaisement. Il sécurise certaines routes maritimes et conclut en 360 (AR) un accord commercial avec plusieurs capitaines corsaires pour stabiliser les frontières maritimes.
La disparition de Jérion
Jérion, frère cadet de l’empereur, disparaît dans la région des îles du Cap Ardent. Aucune trace, aucune explication. Son absence passe presque inaperçue dans une cour déjà préoccupée par la fragilité du trône. La lignée Denethienne n’a alors plus que Leifur comme représentant.
Leifur et le trône vacant
L’empereur quitte Port-Arane en direction du sud. Son convoi est aperçu pour la dernière fois au large de Terre-Chaude. Des débris et des fragments de bannières impériales sont retrouvés sur plusieurs côtes, mais aucune trace de Leifur ou de son cortège.