L’Univers d’Asmon

L’État Libre et Croyant du Bachustan

Sommaire
  1. La direction du pouvoir
  2. Le culte du Vulpisme
  3. Le calendrier Vulpiste
  4. Chronologie de l’empire

Une théocratie insulaire. La flotte la plus redoutée du monde connu. Un dieu volcan qui ne dort jamais.

L’État libre et croyant du Bachustan (souvent abrégé Bachustan) est une théocratie insulaire dominée par le culte du Vulpisme. Le Grand Bachi en est le dirigeant officiel, mais le pouvoir réel appartient au Haut Conseil Vulpæ, un organe religieux qui contrôle l’ensemble du territoire. La capitale, Itack, se situe dans l’archipel de Terre Promise.

Anciennement composé de nations insulaires rivales, l’archipel partageait un culte commun voué à la manifestation divine du volcan actif: le Mont Bachus. L’explorateur Mitchail unifia ces peuples en réformant ces croyances : il fonda le Vulpisme et se proclama premier Grand Bachi.

Après sa mort, un nouvel organe d’état fut fondé : le Haut Conseil Vulpæ pour aider à la gestion du pouvoir. Le Haut Conseil siège au temple de la flamme noire, sur le Mont Bachus, au cœur des îles sacrées. Le Bachustan est tristement connu pour l’esclavage systématique qu’il applique envers les peuples Khetab, officiellement aboli mais encore pratiqué dans les ports et colonies locales, surtout contre le peuple Khatab. Son expansionnisme provoque des conflits insulaires avec l’Empire Istien et l’Empire des Sables, notamment autour de Natis et autres archipels stratégiques.

Le Bachustan domine les mers : sa flotte commerciale et militaire est la plus puissante du monde connue. Elle sécurise ses routes, influence les îles de la Grande Mer intérieure et génère des revenus colossaux, faisant du Bachustan une puissance internationalement redoutée.

La direction du pouvoir

Dans la doctrine officielle, le Grand Bachi est le chef spirituel du Bachustan, héritier de Mitchail l’Unificateur et interprète vivant de la volonté du Dieu Ardent. Les textes sacrés le décrivent comme le garant de l’équilibre entre flamme et cendre, celui par qui la parole divine prend forme humaine. Dans les faits, cette souveraineté n’existe plus. Le Grand Bachi ne gouverne pas, il représente. Depuis plusieurs cycles, la fonction est volontairement vidée de toute autorité réelle. Le Haut Conseil Vulpæ choisit des candidats faibles, dépendants ou compromis, afin de s’assurer qu’aucune initiative politique ne puisse émerger de cette charge. Le Grand Bachi bénit, consacre, scelle. Il ne décide ni des guerres, ni des routes, ni des purges. Son rôle est cérémoniel, symbolique, indispensable au culte — mais parfaitement contrôlé.

Le Grand Bachi Faelik

Le Grand Bachi Faelik

Faelik incarne la déchéance institutionnelle dans toute sa splendeur. Désigné non pour sa piété ou sa clairvoyance, mais pour son incapacité à gouverner, il est devenu un ornement vivant du pouvoir religieux.
Homme corpulent, enclin aux excès et aux plaisirs privés, il est connu pour ses mœurs douteuses. Celles-ci ne constituent pourtant aucun problème politique : tant qu’il ne conteste rien, tout lui est permis. Lors des grandes cérémonies, il récite des prières apprises par cœur, lève les mains vers le Mont Bachus et appose son sceau sur des édits rédigés par d’autres. Il ne prononce jamais de déclaration sans avis préalable du Haut Conseil.

Le Haut Conseil Vulpae

Le Haut Conseil Vulpæ est le véritable maître du Bachustan. Si le Grand Bachi est la vitrine, le Conseil est le cerveau et la main. Il décide des guerres, trace les routes maritimes, fixe la dîme, définit la doctrine et ordonne les purges. Il siège dans la Flamme Noire, un temple-forteresse édifié au sommet du Mont Bachus, protégé en permanence par la Garde Ardente. Ses membres (prêtres, stratèges et notables) sont choisis pour leur loyauté absolue au Vulpisme et leur capacité à exercer une influence durable sur les ports, les guildes et les flottes.
Le Conseil ne gouverne pas par décret isolé, mais par saturation religieuse, économique et administrative. Ses agents infiltrent les ports de la Grande Mer Intérieure, manipulent les réseaux marchands, financent corsaires et missionnaires, et propagent une lecture apocalyptique du monde. Son ambition dépasse l’archipel : façonner un ordre maritime où toute circulation dépendrait du feu de Bachus.

Le culte du Vulpisme

Les Vulpistes vénèrent le Dieu Ardent, une entité volcanique primordiale tapie sous les racines du mont Bachus. Pour ses fidèles, il n’est ni bienveillant ni cruel : il incarne le feu purificateur, la destruction nécessaire au renouveau, l’équilibre fragile entre chaos et immobilité. Le monde n’est pas éternel, il doit brûler pour renaître, ou se figer pour mourir. Ce message guide chaque acte de foi. Chaque décision – politique, militaire, spirituelle – est pensée comme un pas de danse sur ce fil tendu entre l’incendie et la cendre. Le Vulpisme est dangereux non seulement par ses armées, mais surtout par son pouvoir d’attraction. Contrairement à d’autres cultes fermés, il se veut inclusif : l’origine, la race ou la richesse importent peu. Seule compte la capacité d’un individu à porter le poids de ses choix. Cette apparente égalité séduit marins, esclaves libérés, marginaux et marchands des ports de la Grande Mer Intérieure. La promesse est simple et séduisante : un monde purifié de ses injustices, où tout peut recommencer sur des cendres neuves. Les Vulpistes savent jouer de ce discours auprès des opprimés comme des ambitieux : pour les premiers, ils offrent un espoir, pour les seconds, l’opportunité de construire un monde nouveau.

Le culte n’est pas monolithique. Deux grandes branches s’affrontent dans leur interprétation des volontés du Dieu Ardent :

Les Somiens

Ils prêchent la retenue. Pour eux, chaque guerre, chaque massacre rapproche le Dieu Ardent de son réveil. Leur mission sacrée est de maintenir son sommeil éternel. Ils privilégient l’évangélisation, l’esclavagisme, l’influence économique et les réseaux marchands. Nombre d’armateurs et de banquiers se revendiquent Somiens, promettant stabilité et ordre.

Les Éveillistes

Au contraire des Somiens, les Éveillistes dominent le Haut Conseil Vulpæ et la redoutée Garde Ardente. Ils veulent provoquer l’incendie, en guider le souffle, et voir renaître un monde neuf dans les flammes. Pour eux, l’histoire est une accumulation de fautes, et seule la destruction permettra la purification.

Ce schisme n’empêche pas les deux factions de coopérer quand leurs intérêts convergent au sein du Haut conseil.

Le calendrier Vulpiste

Le calendrier Vulpique (VU) repose sur une vision religieuse et simpliste : le Mont Bachus respire à travers le monde, même lorsqu’il semble silencieux. Pour les Vulpistes, le temps ne dépend pas des astres ni des saisons, mais des humeurs du volcan. Là où les nations continentales cherchent un repère stable, le Bachustan revendique un temps vivant, interprété, et donc gouvernable.

Le calendrier vulpique est, par nature, un calendrier prophétique. Il ne cherche pas l’efficacité pratique ; il sert d’abord à confirmer la doctrine et à encadrer la société. Le Mont Bachus agit comme un oracle cyclique : la “fin” d’un cycle n’est jamais un simple passage de date, mais une conclusion symbolique imposée par le culte. Une cérémonie de clôture est organisée, puis les prêtres annoncent l’entrée dans un nouveau souffle de temps. Dans ce système, le Haut Conseil Vulpæ détient un pouvoir rare : il ne gouverne pas seulement les individus, il gouverne la définition même du passage des jours.

Les cycles Vulpistes

Les prêtres du culte enseignent que les cycles du dieu Bachus ne sont pas mesurés par des instruments ou des calculs, mais déduit d’une accumulation de signes : chaleur des cendres, fumerolles, vibrations mineures, coloration des roches, texture des dépôts volcaniques, récits d’oracles, rêves collectifs, présages,etc. La plupart de ces indices relèvent autant du ressenti et de la lecture rituelle que d’un phénomène observable. L’important n’est pas ce que fait réellement la montagne, mais ce que le clergé affirme qu’elle exprime. Dans la pratique le volcan suit à peu près un cycle de 276 jours répartis ainsi :

  • Ashul (Braise)
  • Kravarn (Grondement)
  • Harsin (Cendres)
  • Zaleth (Œil du Feu)
  • Rehmah (Retombée)
  • Vaelir (Repos).

Au sein d’un souffle, les semaines comptent 6 jours dénommés ainsi: Kelra, Vurim, Tharak, Dross, Mylis, Sarun. Les jours d’un souffle tournent en continu, indépendamment du moment de fin d’un souffle — le passage d’un souffle à l’autre peut tomber n’importe quel jour de la semaine. Ce décalage n’est pas vécu comme une imperfection. Pour les Vulpistes, c’est au contraire la preuve que le volcan ne se soucie pas des conventions humaines. Le clergé désigne rituellement le premier jour de chaque souffle comme un jour-seuil, quel que soit sa position dans la semaine.

Les saisons vulpiques, lorsqu’elles sont mentionnées, ne sont pas climatiques. Elles sont symboliques. Elles décrivent des états spirituels du feu, et leur délimitation dépend des lectures sacerdotales. Dans la doctrine, elles servent surtout à encadrer les interdits, les périodes de purification, et la justification des efforts collectifs : une période d’Agitation n’appelle pas les mêmes dîmes, ni les mêmes sanctions, qu’une période de Purification.

Chronologie de l’empire

L'arrivée de Mitchail

Fondation d'Itack

Mort de Mitchail et fondation du haut conseil

Sorèth Ier et l'obligation de culte

Dalven et la codification du feu

Les nuits d'Itack

Mutation du continent Aséen

Neriah la Brûlante et l’industrialisation militaire

Soréth II et la fermeture doctrinale

Concordat de Harsin

Indépendance de Norois et de Natis

La Mer comme champ de bataille

Le haut conseil aux manettes

La Doctrine d’Obsidienne

La naissance des confréries de transport

Élévation de Faelik